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Certaines entrées latines renvoient au Glossaire de Du Cange mis en ligne par l’École nationale des chartes. Il s’agit parfois de définitions de sens voisin ou générique, souvent liées à des contextes monastiques plutôt que canoniaux, mais qui donnent de précieuses pistes complémentaires.



  • Bailli, bayle, baile bajulus
    À Mende, deux baillis, élus annuellement, administrent les biens du chapitre.

  • Bedeau bedellatus, bedellus
    Officier, sous l’autorité du sacriste, laïc ou simple clerc, il est chargé de la police de l’église, d’ouvrir et de fermer les portes. Celui de Narbonne est le gardien du chœur. Celui de Mende est mentionné dans un statut de 1362 ; il assiste aux assemblées capitulaires, convoque les chanoines.

  • Boursier borserius, burserius
    Il y a à Metz deux officiers clairement chargés de la tenue des comptes : le grand et le petit boursier. Il semble que le grand boursier s'occupe des revenus ordinaires liés aux possessions foncières du chapitre, aux dîmes, et aux produits agricoles. Le petit boursier serait plutôt chargé de divers droits générant des revenus : la maltôte, les tonlieux, les fondations et anniversaires. Ces deux offices sont annuels. Chacun d'eux semble tenir ses comptes séparément, tout en alimentant la prébende : ils donnent chaque année une estimation de la prébende séparée pour la grande et la petite bourse. La prébende semble être théoriquement égalitaire pour tous les chanoines, à l'exclusion des dignitaires pourvus de leur propre mense. Les boursiers perçoivent les entrées d'argent mais ne s'occupent pas directement de la gestion des biens du chapitre. Ceux-ci sont administrés différemment selon leur localisation en ville ou à la campagne.
    À l’hôtel-Dieu de Paris, le boursier, sous l’autorité du maître, assure la gestion des finances de cette institution.